Inddigo accompagne Voies navigables de France (VNF) pour la réalisation d’un schéma directeur pour le développement du tourisme fluvestre sur la Marne.

En tant qu’établissement public administratif (EPA), Voies navigables de France (VNF) est le gestionnaire pour le compte de l’État d’un réseau de voies navigables constitué de 6 200 km de canaux et rivières aménagés, de plus de 3 000 ouvrages d’art et de 40 000 hectares de domaine public bord à voie d’eau.VNF a trois missions principales : la gestion de l’eau et de ses usages, le développement de la logistique fluviale et concourir à l’aménagement du territoire….

En parallèle, de nombreuses collectivités locales « mouillées » et des acteurs privés ont des projets de création de produits touristiques en lien avec la voie d’eau ou ses berges. Cependant, ces projets sont bien souvent menés sans vraiment se préoccuper de ce qui est déjà prévu sur les territoires voisins et sans prise en compte d’un contexte d’itinéraire fluvial global.

Inddigo et Le Tourisme Dans le Bon Sens accompagnent Voies navigables de France dans l’élaboration de ce schéma directeur pour le développement du tourisme fluvestre de Neuilly-sur-Marne et Mareuil-sur-Aÿ. L’itinéraire concerné représente environ 190 km de voies navigables au « petit gabarit » et traverse 3 régions, 4 départements, 17 EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunal) et près de 200 communes situées à moins de 5 kilomètres.

Le terme « fluvestre » pour fluvial et terrestre signifie que la voie navigable n’est pas considérée uniquement du point de vue de la navigation, mais aussi de toutes les activités que l’on peut faire sur ses berges : activités nautiques, loisirs, visites, modes actifs, patrimoine culturel, naturel, etc.

La présente mission, sur la base d’un diagnostic territorial, permettra de mettre en évidence les problématiques et enjeux qui seront le support d’une stratégie de développement équilibrée et d’un programme d’actions à mettre en œuvre en concertation avec les partenaires locaux.

La première étape, le diagnostic, s’est terminé fin 2018. Il a permis de comprendre le fonctionnement actuel de l’itinéraire, d’évaluer la demande et l’offre proposée pour chacune des catégories d’usagers et de faire ressortir les enjeux et les problématiques.

Les activités étudiées :
  • La croisière fluviale et plus largement les bateaux à passagers (péniche hôtel, bateau restaurant, croisière courte ou longue durée, etc.)
  • La plaisance au sens large (plaisance privée, bateaux nolisés habitables) et les activités nautiques (sports nautiques motorisés et non motorisés, location de bateaux à la journée, etc.)
  • Les activités terrestres en lien direct avec les berges : à travers une présentation du linéaire, en particulier par l’identification des activités pédestres et cyclistes, la localisation du patrimoine et des paysages remarquables accessibles pour des excursions courtes depuis la voie d’eau.
Pour nourrir le diagnostic et permettre des analyses proches de la réalité du terrain, plus d’une trentaine d’entretiens ont été réalisés avec des représentants des différentes activités et une réunion au format « World Café » a été organisée à Meaux avec une soixantaine d’acteurs.

Les analyses ont été complétées par une comparaison (benchmark) des processus d’élaboration de schémas touristiques menés dans d’autres bassins de navigation français similaires et voisins (navigation à petit gabarit en particulier) et sur quelques exemples de coopérations transversales et parfois internationale.

Les prochaines étapes dont la deuxième phase, déclenchée en janvier, ont pour objectif de proposer des scénarios de développement et un modèle de gouvernance puis de les concrétiser par un programme d’actions à court et moyen termes.